Le Congrès du travail du Canada impose des sanctions à la Guilde des réalisateurs du Canada pour maraudage des droits de représentation de l'AIEST.

Le 19 décembre, le Congrès du travail du Canada (CTC) a déclaré la Guilde des réalisateurs du Canada coupable de maraudage des droits de représentation de l'AQTIS section locale 514 de l'AIEST.

Le maraudage consiste pour un syndicat à tenter de syndiquer des travailleurs qui font déjà partie d'un autre syndicat, plutôt que de syndiquer de nouveaux groupes non syndiqués. Dans la pratique, le maraudage est néfaste car il gaspille des ressources, divise les travailleurs, affaiblit la solidarité et ne profite qu'aux entreprises cupides en créant des conflits au lieu d'une unité entre deux syndicats qui devraient être alliés. C'est pour cette raison que les fédérations syndicales telles que le CTC et l'AFL-CIO interdisent aux syndicats affiliés de se livrer à cette activité.

Après avoir déterminé que des procédures de maraudage avaient été entreprises par la Guilde des réalisateurs au Québec, le CTC a confirmé que des sanctions de premier niveau, conformément à ses statuts, seront imposées à compter du 1er janvier.

Par conséquent, la Guilde des réalisateurs du Canada perdra le droit de vote de ses représentants au Conseil canadien, le droit de participer aux comités du Congrès, l'accès à tous les services du Congrès et la possibilité d'accéder aux procédures de justification et de mutation.

Conformément aux statuts du CTC, des sanctions de deuxième niveau seront appliquées si la Guilde des réalisateurs du Canada ne cesse pas ses activités de maraudage dans un délai de trois mois. Si elle persiste, elle s'exposera à l'exclusion du Congrès du travail et sera vulnérable à toute tentative d'attaque syndicale visant à porter atteinte à ses droits de représentation, où que ce soit au pays.

« L’Internationale continuera d’appuyer pleinement ses membres et les dirigeants de la section locale 514 face à cette attaque gratuite et irresponsable de la DGC », a déclaré le président international Mathew D. Loeb.

« Cette situation, qui a causé un stress et une incertitude inutiles à nos membres, est regrettable et ne fera qu’accroître l’instabilité syndicale en ces temps troubles », a déclaré Bernard Larivière, président de l’AQTIS section locale 514 de l’AIEST.

Selon John Lewis, vice-président international et directeur des affaires canadiennes, « L’AIEST demeure fermement attachée aux principes de solidarité, de respect mutuel et de respect de la compétence au sein du mouvement syndical. Nous croyons que ces principes sont essentiels au maintien d’une représentation forte et unifiée de tous les travailleurs. »

Français du Canada